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Les nuits d'été sont chaudes, il faut trente degré sous les réverbers, Frédéric Beigbeder assure par ses livres détenir de droit le poste d'homme de ma vie. Jalouse et Elle traîne sur la bureau, la petite lampe est allumée, il fait trop chaud. Je ne dors pas. Il n'est pas si tard, mais je sens l'insomnie, c'est angoissant. J'ai tellement chaud, je suis presque nue, autrement la chaleur m'écrase, et encore. Je ne suis pas très attirante, ma graisse dégouline sur la chaise et la musique ne parvient plus à mes oreilles. Mon compte en banque est vide, j'ai mal au coeur et personne avec qui parler, le reste de l'été s'annonce médiocre et décevent. Mes kilos ne s'envoleront pas tous seul, je n'ai pas le courage d'atteindre la taille zéro, on dit que je m'invente des complexes, et alors je ne supporte plus les mirroirs, ils reflettent mes cuisses, mon ventre, mes bras, mes fesses. Mais c'est faux, archi faux, évidement je dis ça uniquement pour l'attention, pour qu'on croit que je me rend malade, pour qu'on me chérisse et qu'on me dise que je suis belle, que c'est pas beau, les filles maigres. Évidement. Donc ca ne veut rien dire si je pleure, si j'angoisse, si je panique en me regardant, non, tout ca c'est pour de faux. Je ne suis plus, appellez moi June, Indochine m'aurra au moins compris.
C'est comme ca la vie. On a peur, alors on ris, puis en bout de ligne on s'oublie.